"A Gallery for Artists and Collectors
who are Independent of Mind, Brave and Loyal."

Tuesday 2 July 2013 to Sunday 8 September 2013
Exposition No.5 Pascal MARCHESINI - ARNAL 2013

Lorsque l’on entre dans l’atelier, les nombreuses sculptures mises en scène, nous accueillent dans le silence. Au pied d’un clocher sans âge, au milieu d’un grand jardin à l’anglaise et d’arbres fruitiers, Pascale travaille la cire et le papier. Elle les dépose sur des squelettes de fer ou de cuivre auxquels elle donne vie peu à peu. Les œuvres de Pascale sont souples, dansantes mais aussi inquiétantes par les béances qui les transpercent tragiquement. Les postures et les proportions de ses hommes et de ses femmes, jeunes gens filiformes ou bien vieillissants, évoquent parfois les insectes. Que dire de ses têtes et des autres extrémités ? Pourtant, lorsque Pascale s’aventure à sculpter des animaux, la fidélité aux proportions et la vie qui les anime sont saisissantes. Ils semblent là, même si plus figés que les « vieillissants », qui eux, semblent gambader ou danser. Dans la sculpture de Pascale où règne la démesure, on est frappé de retrouver les disproportions si propres à l’Homme, cet homme qui, dans son monde, vit, rêve, souffre et vieillit. C’est comme si Pascale cherchait ainsi à exacerber les sentiments, les questions, les émotions et les évidences de nos vies, pour les rendre plus lisibles et parlantes. Pour Pascale, la sculpture est et reste un souverain secours contre les tourments de la vie. Elle lui a permis, années après années, d’exprimer ses sentiments et son talent, d’affirmer un style unique mais aussi de conquérir de nombreux collectionneurs et de rejoindre les collections de certaines institutions françaises. Le succès aidant, Pascale s’est aussi aventurée dans la production de grandes pièces en bronze, des tirages uniques comme pratiquement toutes les pièces qu’elle crée. Les artistes sont ainsi : ils ont une sensibilité à fleur de peau et lorsqu’ils se sont libérés des carcans de la raison ou des goûts établis, ils trouvent leur voie et peuvent ainsi, entendre leurs voix intérieures. Pour reprendre une formule de Musset dans ses « Nuits de Mai », chez Pascale,  « les chants les plus beaux sont parfois les plus tristes et j’en connais d’immortels  qui sont de purs sanglots ». Mais attention, parfois, il faut avoir le cœur bien attaché.

Bertrand Scholler

 

 

When one enters the studio the many sculptures set stage greet us in the surrounding silence. At the foot of a timeless steeple, in the middle of an English garden and fruit trees, Pascale shapes wax and paper. She applies them on iron or copper skeletons into which she progressively infuses life. Pascale’s works are flexible, lithe and lissom but also disquieting because of the gaping holes that tragically transfix them. The postures and the proportions of her men and her women, whether spindly youths or ageing people sometimes suggest insects. And what about the heads and other extremities ? However, when Pascale ventures to sculpt animals, her fidelity to the proportions and life that they are endowed with is striking. They seem to be there, even if their attitude is more frozen than that of the « Ageing People », who, as far as they are concerned seem to caper or dance. In Pascale’s sculpture, pervaded by outrageousness, it is striking to find the disproportions of the very Man, that Man who, in his own world, lives, dreams, suffers and grows old. It is as if Pascale were thus attempting to overemphasize the feelings, the questions, the emotions and the obviousness of our lives, to make them more legible and lifelike. For Pascale, sculpture is and remains a paramount aid against the torments of life. It allowed her, year in year out, to express her feelings and her talent, to assert a unique style, but also to win many collectors and join in with the collections of certain French institutions. With the help of success, Pascale also ventured in the production of large bronze works, single casts, like almost all the works she creates. Such are the artists: They are hypersensitive, and when they have managed to rid themselves of the yoke of reason or of established tastes, they find their way and thus may hear and listen to the voices from within themselves. To pick up a quotation from Musset’s « Nights of May »  « The most beautiful songs are at times the saddest And I know some that are immortal sobs » But beware ! Sometimes, it takes guts to contemplate her works.

 Bertrand Scholler 

 

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